Phytobec



par Jean Drouin, m.d.

Depuis que le terme vitamine a été inventé, il y a presque cent ans, les scientifiques se posent toujours des questions sur ces substances essentielles au bon fonctionnement de chaque cellule du corps humain. La science médicale a toujours maintenu qu'un individu en santé n'a pas besoin de supplémentation. Dans les années 2000, avoir une bonne alimentation complète constitue un défi de taille et le problème nutritionnel majeur devient une surconsommation d'aliments à valeur nutritive faible. Aux États-Unis, des études nutritionnelles concluent que les 2/3 des Américains ont une diète trop riche en gras et en sucre. Ce type de diète use l'organisme et favorise le vieillissement et l'apparition de maladies dégénératives.

Le département de l'Agriculture aux États-Unis a remarqué qu'un groupe important de la population consomme environ 30 % de la dose quotidienne recommandée en vitamines A, C et B complexe et le même pourcentage s'applique à des minéraux comme le calcium, le magnésium, le zinc, le cuivre et le manganèse.

En plus de cette sous-consommation, des facteurs environnementaux tels que la pollution et le stress augmentent les besoins en vitamines et minéraux . Devant ce triste tableau nutritionnel, ne soyons pas surpris de voir augmenter les maladies dégénératives. Récemment, les carences en vitamine B ont été associées à une élévation de l'homocystéine qui pourrait irriter les artères et favoriser le dépôt de cholestérol dans les artères.

En conclusion, le respect du Guide alimentaire canadien est souhaitable pour tous, mais les trop grands écarts entre la consommation réelle et la consommation recommandée nous amènent à suggérer très souvent un supplément de vitamines et de minéraux pour faire face à la vie moderne.